01.08.2010

" C'est pas facile, de savoir pourquoi... On va cracher nos souhaits... "

 

 

           Avachi sur le canapé, inerte, informe, plus aucun mouvement n'émane de ta personne,,, et c'est tant mieux. Car la prochaine fois que tu lèvera le bras ce sera pour faire tomber le vase sagement instalé sur la table basse qui, lui, n'a rien fait. La prochaine fois que tu ouvrira la bouche, un flot d'excuses, d'explications incohérentes et incorrectes se précipiteront hors de celle-ci et tu seras lamentable. Mieux vaut pourrir ici, tu le pense toi-même... Mais l'être supérieur n'a pas fait d'exception pour toi et malheureusement tu te lève, fais tomber le vase et te dit qu'il faut reprendre goût à ce qu'il te reste de vie. Commence par ne pas t'excuser et sort. Le soir ton village est désert, sauf ce genre de soir. Violente apparition lorsque tu rentre dans ce mignon petit restaurant. Nous ne sommes même pas le 14 février et pourtant des mignons et dégoutants petits couples sont en train de dîner, usant de cette même salive qui ira se faufiler entre les dents de leur moitié, dans un salle décorée de papier peint rose à gros cœurs vert : du plus mauvais goût. Tu prends ton courage et la porte à deux mains afin de sortir de cet endroit sordide. Rentre chez toi, relève toi, personne ne s'arrêtera pour voir si tu t'es cassé quelque chose en tombant du trottoir. Le samedi soir ton équilibre se fait instable, encore plus que le vendredi. Tu penses surement à cette soirée, où tout à changer afin de faire descendre ton niveau de vie sociale encore plus bas, tu n'as pas tord et il est vrai qu'avec quelques verres les choses sortent avec plus de facilité, trop parfois. Ne les appel pas, ni l'une ni l'autre ne mérite ta personne... Tu pourrais presque te réconforter quand même et croire que tu n'a pas besoin d'eux. Mais c'est faux... ce soir l'alcool t'aidera autant que samedi dernier. Les réponses formulées à tes requêtes n'avaient été ni méchante, ni porteuse d'un quelconque espoir pour toi : elles étaient nulles. S'en ai suivi, et tu regarde ta semaine avec dégout, un long monologue interne et inutile, tout comme toi ce soir. Ton âme de poète ne resurgira pas parce que tu marches sous quelques rares lampadaires de la grande place. Tu t'es tout simplement loupé, ça arrive... Souvent pour toi d'ailleurs. Enfin bref, te voilà rentré chez toi, le doigt ouvert par les bouts de vase restés au sol. Demain tu ne sortiras pas. Nul besoin d'un autre récit d'escapade ratée.

20.04.2010

Critique cinématographie : La cérémonie de C. Chabrole

Claude Chabrole nous livre ici une de ses curieux oeuvres, dans un registre que l'on peut qualifier de dramatique il nous plonge dans un univers dépassé partagé entre la riche bourgeoisie et l'analphabétisme. Ce film est un roman que l'on regarde, l'histoire se lit sur le visage des acteurs et nous emméne... A suivre

Remontrances

"C'est pas facile de savoir pourquoi" mais tu aurai pu le voir. C'est pas facile de comprendre mais tu aurai pu deviner.Tu aurai voir, le faire à ton tour pour savoir ce que cela fait. Tu es la plus méchante des créatures avec moi, si j'étais toi je m'en voudrais, j'aurais pu même tuer des gens si j'étais toi.Mais nous n'avons pas la même position. Tu devrais comprendre. Je peux rien y faire, toi non plus alors arrange ça!"

 

A venir